Critique du Programme National de Recherche PNR 67 « Fin de vie »
10 juillet 2013
25 avril / 10 juillet 2013
Les associations suisses d’autodétermination critiquent le Programme National de Recherche PNR 67 « Fin de vie »
Pour la première fois en plus de trente ans, les cinq associations suisses d’assistance au suicide EXIT (Deutsche Schweiz), EXIT A.D.M.D. Suisse Romande, DIGNITAS, EX International et Lifecircle s’unissent pour alerter l’opinion publique, mettant en cause le Fonds national suisse de la recherche scientifique.
Le programme national de recherche PNR 67 « Fin de vie » est doté d’une enveloppe de 15 millions de francs prélevés sur les deniers publics. Autant dire qu’on attendrait d’un tel programme scientifique qu’il soit impartial. Or, il nourrit des idées préconçues contre l’autodétermination des patients, un acquis que la Suisse cultive pourtant de longue date.
Le PNR 67 érige en problème l’assistance au suicide, les directives anticipées du patient et le renoncement aux soins. Dans ses prémisses toutefois, ce programme est entaché d’une partialité manifeste face à l’autodétermination du patient et à l’assistance au suicide.
La présidence du comité de direction du PNR 67 n’a pas été confiée à un chercheur disposant de toute l’indépendance intellectuelle requise, mais à un théologien éthicien d’origine allemande, Markus Zimmermann-Acklin, catholique, représentant de surcroît plusieurs organismes avec de propres intérêts dans le domaine de la fin de vie. On ne peut attendre d’une telle personnalité qu’elle aborde avec impartialité des thèmes aussi délicats que l’autodétermination des patients, l’assistance au suicide, l’abrègement des souffrances ou l’arrêt de traitement.
Question au Conseil national déposé par Andreas Gross